J.R.R. TOLKIEN : le génie de la fantasy !

John Ronald Reuel Tolkien est né en Afrique du Sud un 3 janvier 1892. Il doit quitter son pays natal à cause de sa santé (il ne supportait pas la chaleur) et rentrer en Angleterre. Son père, directeur d'une banque, était resté là-bas et y mourut en 1896 sans que ses deux fils ne le revoient. Sa mère mourut alors qu'il n'avait pas dix ans, et il se trouva sous la tutelle d'un prêtre catholique. Il finit sa scolarité à Oxford, et en 1915, s'engage dans l'armée britannique et participe en tant qu'officier de liaison à la Grande Guerre. Il devient ensuite professeur d'université : un philologue, spécialiste de langue et de littérature anglaise, et plus particulièrement du « vieil et moyen anglais » (anglais du Moyen-âge). Tolkien était fasciné par les langues : il connaissait le latin, le grec, l'hébreu, il parlait aussi le gallois, le gothique et sa langue favorite était le finnois. Bien souvent ces langues, de par leur ancienneté, étaient le support de mythes et d'histoires légendaires que l'on était forcément amené à lire lorsqu'on les étudiait. Les écrits finlandais et scandinaves ont une place importante parmi les sources d'inspiration de Tolkien, notamment les Eddas, récits mythologiques et épiques anciens. Son premier roman « Bilbo le Hobbit » paraît en Angleterre en 1937. Il est aujourd'hui traduit dans plus de vingt langues. La rédaction de « The Lord of the Rings » lui prit des années. Ce roman en trois volumes sera publié entre 1954 et 1955. A la fin des années 60, « Le Seigneur des Anneaux » était devenu un livre culte sur les campus américains. « Bilbo le Hobbit » : « Dans un trou vivait un hobbit ». Un hobbit est un petit personnage d'un naturel plutôt tranquille, aimable et drôle, aimant le confort de son habitation, les visites, les bons repas, le bon vin, et la pipe. Bilbo Baggins était donc un hobbit très cossu, jusqu'au jour où Gandalf le magicien vint à passer. Il se trouva alors malgré lui entraîné dans une prodigieuse expédition, à la recherche, avec l'aide de treize nains, d'un trésor volé et gardé par un dragon... «Le Seigneur des Anneaux» est une oeuvre tout à fait originale qui mérite le qualificatif 'incomparable', tant une imagination foisonnante y est toujours contrôlée par une logique rigoureuse. Il met en scène dans cette oeuvre des hommes, des nains, des magiciens, des elfes, des trolls, des orques, et surtout des hobbits, étranges petits êtres paisibles et désintéressés. « La communauté de l'Anneau » : Frodon, neveu de Bilbo qui lui a remis l'Anneau Unique, est obligé de fuir avec ses cousins, Merry et Pippin, et son fidèle serviteur Sam. Le Grand Conseil décide de tenter de détruire l'Anneau en le jetant dans les crevasses d'Oradruir, en Mordor, pays de l'Ennemi. Huit compagnons sont choisis pour assister Frodon dans sa mission. « Les deux tours » : Attaquée par les Orques, au service du Seigneur des ténèbres, la communauté de l'Anneau est dispersée. Frodo et Sam poursuivent leur mission et devront affronter le terrible Sauron et ses armées redoutables. « Le retour du Roi » : Le royaume de Gondor s'arme contre Sauron. Un long combat commence, et les vaillants soldats d'Aragorn luttent désespérément contre les puissances maléfiques de Mordor. Un espoir demeure... Frodon, le porteur de l'Anneau, s'approche de la montagne du Destin où brûle le feu capable de détruire l'Anneau Unique et de provoquer la chute de Sauron. Avec un foisonnement de détails jamais ennuyeux, l'auteur raconte la lutte implacable opposant les puissances au service du bien à Sauron, esprit serviteur du mal, qui étend son emprise et veut s'emparer de l'anneau magique capable de lui donner un pouvoir absolu sur le monde entier. Ce récit nous « transporte » véritablement, à la suite de Frodon, tant les descriptions des personnages, des lieux, des batailles sont extraordinaires. Mais il nous pousse en même temps à une réflexion profonde, et plus que jamais d'actualité : LA question, celle de l'existence du Mal, que l'on retrouve chez Tolkien. Comment concilier, non seulement dans nos pensées mais jusque dans notre conscience la plus profonde, l'expérience du mal, et l'expérience de Dieu ? Dieu n'a pas fait la mort, dit le Livre de la Sagesse, il n'y a aucun poison dans la Création. « Tout ce que nous nommons mal n'est autre chose que le péché ou le désordre du péché » (St Augustin). La réponse est donc dans le libre arbitre des créatures. L'homme est capable du pire et du meilleur, cette responsabilité est sa grandeur, c'est pourquoi Dieu ne peut ni ne veut la lui reprendre. Chacun des personnages du Seigneur des Anneaux dispose d'un libre choix face aux actes qui sont les siens, choix entre le bien et le mal. Gandalf le magicien dit « La décision est entre vos mains ». Et la Providence s'efforce de rétablir la situation lorsque l'homme fait le mauvais choix, et l'oeuvre maléfique de Sauron n'aura finalement contribué qu'à l'éclatement victorieux des forces du Bien. Ainsi Tolkien a composé une mythologie d'inspiration chrétienne et toute anglaise à la fois. Le monde moderne a tendance à tuer les mythes, qui sont pourtant indispensables à toute société : ils sont l'image des traditions d'un peuple et apportent un enseignement (ici chrétien) de façon voilée, tout comme les contes de fées participent à l'élaboration de l'esprit des enfants. Les jeunes générations ont un grand besoin de mythes, autant leur offrir une belle et profonde nourriture. Le Seigneur des Anneaux peut se lire et se relire à plusieurs niveaux, du simple et merveilleux divertissement apporté par une histoire fabuleuse admirablement construite, jusqu'à une réflexion philosophique, voire religieuse, sur le combat du bien et du mal, et sur le caractère éphémère de toute civilisation." {Dominique de la Motte.}


ISBN 9782