Grand-Mère est lasse des disputes de Paul et Madeleine et déclare : « Le train de Noël, c’est le train qu’on entend siffler la veille de Noël. Il apporte les cadeaux de Noël des enfants sages qui ne passent pas leurs journées à se disputer.
Paul et Madeleine comprennent bien la leçon et essayent d’être sages. Orphelins de mère, ils sont gardés par leur grand-mère puisque leur papa est parti à la guerre depuis six ans. Il est maintenant prisonnier en Allemagne, en cet hiver de 1945.
Un train pour Madeleine, c’est un souvenir des convois de déportation des juifs et de l’action des résistants, mais aussi un train des prisonniers allemands devant lesquels Madeleine s’est émue. Elle garde dans son cœur l’image de ce jeune soldat blessé auquel elle a offert sa précieuse miche de pain.
Mais ce train de Noël là sera celui du plus beau des cadeaux que ces enfants pouvaient souhaiter…
Ce joli conte est dédié par l’auteur à sa grand-mère qui lui racontait le quotidien des enfants de son âge pendant la guerre. Les files d’attente à la boulangerie avec un ticket de rationnement, le courage des résistants, la déportation des juifs, tout est finement évoqué sans que cela ne blesse la sensibilité du jeune lecteur à partir de 6-7 ans.
Les généreux dessins en demi-teinte de Clémence d’Ogny soulignent parfaitement l’atmosphère feutrée de ce premier Noël d’après-guerre.



