Dans la maison des humains où elle a vécu quelque temps comme animal domestique, la grand-mère lapin a entendu de belles histoires qui l’ont conduite sur la voie de la sagesse, de la « vérité », dit-elle.
Elle peut « sauver » les autres en racontant des histoires à toute la tribu et a transmis ce don, notamment à Butternut, sa petite-fille, la plus douée des conteuses de la prairie.
Est-ce pour cela que la petite lapine a développé un goût et une immense bienveillance à l’égard de toutes les espèces et un désir de créer du lien, faisant fi des règles de sécurité intransigeantes des aînés ? Sauver une biche, redonner sa chance au méchant geai ricaneur et, bien plus grave, tenter de sauver sept coyotes orphelins, au risque de se faire dévorer ?
Le lecteur est souvent apostrophé par la lapine narratrice, cela peut dérouter mais finalement permet une identification chez certains lecteurs. On saisit à la fin qu’elle s’adresse à une petite « humaine » qui comprend les animaux.
Le plaisir de lecture de ce roman quelque peu idéaliste est bien présent : descriptions de la nature, un peu de suspense mais surtout beaucoup de charme. Les cauchemars de Butternut après un accident de la route mortel peuvent faire peur à des enfants trop sensibles.
A réserver aux bons lecteurs mûrs de Cours Moyen.



