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2008

collection : Scripto

141 pages

7,50 €

❤️ Thomas More ou l’homme libre

Dans cette dernière pièce écrite quelques mois avant sa mort, Jean Anouilh évoque les derniers mois de Thomas More, chancelier du roi Henri VIII d’Angleterre. Henri VIII souhaite faire annuler son mariage avec Catherine d’Aragon afin d’épouser Anne Boleyn dont il s’est épris. Le refus du pape amène le roi à rompre avec Rome. Ce schisme est l’acte fondateur de l’Eglise anglicane. Thomas More, ami fidèle d’Henri VIII, refuse pourtant de prêter serment.

Par conviction religieuse, cet érudit philanthrope, père de famille, se trouve alors confronté à une solitude immense face à la servilité ambiante. A cet égard, Thomas More fait figure de héros, convaincu, têtu pourrait-on dire, un héros solitaire à l’image d’Antigone ou de bien d ‘autres. Paradoxalement, emprisonné, condamné à mort pour trahison, Thomas More ne se sentira jamais aussi libre qu’en prison. Serein, gardant son humour et une grande tendresse notamment pour sa fille aînée, l’homme est malgré tout résolu.

Un texte admirable qui se lit comme un roman, servi par des dialogues d’une grande intensité.

Thomas More sera béatifié puis canonisé en 1935. En 2000, le pape Jean Paul II en fait le patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques.