L’Oiseau bleu est une pièce de théâtre onirique écrite par Maurice Maeterlinck en 1908 ; elle est présentée comme une « féérie en cinq actes et douze tableaux ». Deux pauvres enfants de bûcherons, Tyltyl et Mytyl admirent les festivités de Noël chez leurs voisins quand apparaît la fée Bérylune. Celle-ci leur donne la mission de trouver l’oiseau bleu qui pourra guérir sa petite fille d’une maladie bien répandue puisqu’ « elle voudrait être heureuse ». La vieille dame leur offre un petit chapeau dont il faut tourner la pierre précieuse pour donner vie aux choses et aux sentiments.
Ils seront accompagnés dans leur voyage magique par des objets qui s’animent : Le Pain, le Sucre, Le Lait, La Chatte. La Lumière bien sûr sera leur guide.
Cette pièce joyeuse et enchantée, s’apparente à un conte philosophique car les jumeaux, d’épreuves en épreuves, vivent une véritable épopée. Tout au long de leur quête, ils retrouvent leur grand-père mort, ils ouvrent les portes de la Maladie, des Guerres, de la Haine puis de la Mort, ils subissent la colère de la Forêt, ils se promènent dans le jardin des bonheurs et explorent le royaume de l’Avenir.
Sous les ressorts naïfs et enfantins du conte, le dramaturge belge nous questionne sur le véritable bonheur, sur notre rapport à la nature et aux autres. Les adultes pourront explorer la finesse psychologique des héros, le sens métaphysique de chaque escale et le symbolisme des personnages. Les enfants eux, seront charmés par la poésie tout comme par la variété des comédiens ou par le merveilleux des indications théâtrales (décors et costumes). Ils accèderont à la philosophie sans s’en rendre compte grâce aux évocations merveilleuses et au rêve.



