En octobre 1854, Florence, jeune fille brillante de la haute société britannique, parcourt dans le Times un article bien inquiétant. Elle y lit l’état alarmant de l’hôpital ottoman où sont transportés et soignés les soldats anglais blessés pendant la terrible guerre de Crimée. Forte de sa formation d’infirmière, elle ne peut rester insensible à l’appel lancé aux jeunes femmes anglaises. Courageusement et avec beaucoup de détermination, elle décide donc de prendre la tête d’un contingent de trente-huit infirmières vers Constantinople, abandonnant par la même occasion sa famille, son pays et son confort.
Sur place, elle découvre que les soldats succombent davantage à des maladies infectieuses, comme la fièvre typhoïde ou le choléra, qu’à des blessures de guerre. Elle prend alors les choses en main, fait nettoyer l’établissement de fond en comble, puis crée des diagrammes et graphiques destinés à démontrer que si les hôpitaux étaient plus propres, moins de personnes y perdraient la vie. Mais elle se heurte aux habitudes et à l’incompréhension des médecins et réalise ainsi qu’elle doit sans cesse mener sa propre guerre pour ses « chers soldats »…
Dans cette biographie romancée, Clotilde Jannin décrit avec justesse et délicatesse la vie hors du commun de Florence Nigthingale, infirmière et héroïne anglaise. Surnommée « la Dame à la lampe », elle est en effet l’une des femmes les plus connues du XIXe siècle anglais, après la reine Victoria.
Un portrait de figure féminine forte, à faire découvrir aux jeunes lecteurs dès 14 ans.



