VALEUR SÛRE. Marianne et Marguerite Le Patourel habitent sur une petite île anglo-normande ; en ce milieu du XIXe siècle, la vie est paisible, rythmée par l’arrivée des bateaux en provenance de l’étranger. Les deux sœurs sont très différentes autant par leur physique que par leur caractère : l’une est brune, laide et parfaitement efficace, l’autre est blonde, ravissante et joyeuse mais quelque peu indolente. Elles font la connaissance de William, le jeune fils du docteur Ozanne, de retour sur son île natale et toutes deux sont tombées sous le charme de ce garçon aussi séduisant qu’étourdi ; bien évidemment, c’est de la blonde Marguerite que s’éprend le jeune homme.
Aussi, lorsque William, ruiné par les dettes de son père, s’embarque pour devenir officier de la Royal Navy, les deux jeunes filles attendent impatiemment son retour. Or, au cours de la traversée, le jeune homme s’est attardé imprudemment lors d’une escale et manque à l’appel ; il est alors porté déserteur et contraint de changer de vie. C’est en Nouvelle-Zélande qu’il entrevoit enfin un avenir dans l’exploitation du bois ; une fois convenablement établi, il envisage alors de se marier. Toujours amoureux de le jeune Marguerite, il tente d’écrire aux Patourel pour demander la main de la jeune fille mais, victime de son étourderie une fois de plus, il se trompe de prénom et demande la main de… Marianne. Quand la jeune fille débarque en Nouvelle-Zélande après une traversée longue et éprouvante, William n’a pas le cœur de la renvoyer et se résout à épouser celle qu’il n’aime pas mais qui entend bien faire de son mari un homme de premier plan.
Ce récit au long cours plonge le lecteur dans l’univers propre aux romans d’Elisabeth Goudge : un monde à part et enchanteur magnifié par la poésie des longues descriptions des îles anglo-normandes, bien connues de l’auteur. Celle-ci montre une grande finesse dans l’analyse psychologique, ce qui révèle une connaissance profonde du cœur féminin. L’amour, dans ses multiples dimensions, est le fil conducteur de ce roman mais il est indissociable de l’effort et du renoncement qui apporteront la paix aux foyers et aux âmes.
Une lecture pour des jeunes filles à partir de 15 ans, qui nourrit l’imagination et le cœur !



