Philip et sa grande sœur Helen ont perdu leurs parents ; aussi pour le petit garçon, Helen représente ce qu’il a de plus cher au monde. La jeune fille a su l’entourer de sa tendresse en l’accompagnant dans ses loisirs et ses rêves, y compris dans son jeu favori : construire des cités imaginaires et des villes mythiques à partir de matériaux simples, de figurines, de jouets ou même avec les bibelots du salon.
Quand Helen lui annonce son prochain mariage, le déménagement dans une maison inconnue et l’arrivée d’une demi-sœur – Lucy – c’est un véritable bouleversement pour Philip : il déteste déjà cette intruse tout comme l’impitoyable gouvernante qui règne sur sa nouvelle maison. Un soir, pour se consoler, il décide de construire une fabuleuse cité en miniature ; mais voilà que soudain, la cité prend vie et l’entraîne dans des aventures rocambolesques où il retrouve bien malgré lui la jeune Lucy. Les défis à relever pour sortir de ce monde fantastique seront alors l‘occasion pour les deux enfants de se dépasser, de s’entraider et de retrouver une confiance mutuelle.
Ce récit plein de charme et d’humour entraîne les lecteurs dans un monde imaginaire, peuplé de créatures et de personnages tout droit échappés des livres de la bibliothèque familiale. Ces aventures ne sont cependant pas dénuées de visée pédagogique ni de sens moral car le jeune héros apprend à maîtriser sa peur, défendre les plus faibles et même à garder sa bonne humeur malgré un tempérament…un peu grognon.
Avec ce roman publié en 1910 et destiné aux jeunes lecteurs à partir de 9 ans, Edith Nesbit s’inscrit dans la lignée de Lewis Caroll et de Frances Burnett. Elle ouvre la voie aux Chroniques de Narnia et autres récits de fantasy.



