Dans le Sud du Poitou, la ville de Niort vit les turbulences de la Révolution française. La Constitution civile du clergé est adoptée par un décret de l’Assemblée nationale constituante, le 12 juillet 1790, et en novembre, un serment de fidélité à cette constitution est exigé. Nombreux sont les prêtres qui se refusent à prêter un tel serment et choisissent la clandestinité. Parmi eux, l’abbé Marchand, vicaire de l’église Notre-Dame de Niort.
Autour de ces prêtres réfractaires, une église cachée s’organise et l’abbé Marchand se rend tour à tour auprès d’un mourant pour lui prodiguer les derniers sacrements ou dans une maison à l’écart pour dire la messe. Mais il se sait surveillé et décide à regret de quitter Niort pour rejoindre Paris et peut-être aussi quitter le pays à la veille de la Terreur.
C’est malheureusement lors du tumultueux été 1792 qu’il arrive à Paris. Il est vite arrêté et enfermé à la prison de l’église Saint-Joseph des Carmes en compagnie de trois évêques et de nombreux prêtres. Vite, un réseau d’entraide se met en place pour adoucir les cruelles conditions de détention mais rien ne pourra empêcher les massacres de septembre.
Cette biographie romancée permet aux jeunes dès 15 ans de mieux connaitre ces pages douloureuses de l’Histoire de France et de s’associer au souvenir de ces martyrs béatifiés en 1926. Parmi eux, trois évêques : Monseigneur du Lau et les deux frères La Rochefoucauld, ainsi que 181 prêtres.
A travers la figure courageuse et attachante de Jean-Philippe Marchand, mort à 28 ans, l’auteur met en lumière ces prêtres réfractaires qui ont accepté le martyre pour ne pas renier leur foi et leur attachement à Rome.



